Malcolm McDowell – Orange mécanique, 1971 | Warner Bros.

Pourquoi avoir choisi Orange mécanique? Il ne s’agit ni d’un film, ni un livre, mais d’une oeuvre à part entière où les deux se mêlent pour former quelque chose d’encore plus grand.

Spirituel, drôle, satirique, musical, excitant, violent, futuriste, bizarre, politique, saisissant, effrayant, métaphorique, sardonique, comique, Beethoven…

Voilà les quelques mots pouvant d’écrire Orange Mécanique.

Une première vie sur papier

Le 25 février 1917, née Anthony Burgess ou John Anthony Burgess Wilson en Angleterre à Manchester. Dans sa maturité, il étudie la littérature et la linguistique et entre dans l’armée britannique en 1940 pour six ans. Il devient aussi enseignant en Angleterre et en Malaisie et compose même des symphonies, des sonates et des concertos.

C’est plutôt tardivement, vers 1956, qu’il s’intéresse à l’écriture. Inspiré de sa vie en Malaisie, il écrit une trilogie satyrique sur le colonialisme.
Puis en 1959, les médecins le croient atteint d’une tumeur au cerveau. Il accélère donc son rythme et publie plus de cinq romans en une année.

C’est au cours de cette période qu’il écrit un roman coup de poing sur la violence chez les jeunes: « L’Orange Mécanique » ou A Clockwork Orange.
Ici, le livre traite du pouvoir des jeunes délinquants sur les cités avec violence et conservatisme, le tout parfois traité avec humour, lu par les yeux d’Alex, le personnage principal.

Après qu’Anthony Burgesss ait publié son roman l’Orange mécanique, ce dernier, sorti en 1962, passe inaperçu: sujet et morale mal comprise, le Nadsat (argot anglo-russe inventé pour l’oeuvre) est jugé trop difficile à comprendre.

Un renaissance sur pellicule

De son côté, le réalisateur Stanley Kubrick découvre le livre lors de sa sortie. C’est au fait le co-auteur de Kubrick, Terry Southern, qui eu l’idée de lui offrir. C’est ce dernier même qui parvient à s’approprier les droits d’auteurs du livre. Il écrit donc un scénario cohérent avec le livre, mais la censure britannique refuse le script, qui contient beaucoup trop de violence. Par la suite, le projet d’adaptation cinématographique d’Orange mécanique tombe aux oubliettes.

Ce n’est que sept ans plus tard en 1969 que rejaillit l’idée dans les mémoires, quand Kubrick reprend contact avec son associé Southern. Ce premier ayant désormais lu plusieurs fois le livre et ayant pensé à sa propre vision, il passe un accord avec la Warner et Burgess pour adapter le livre en film.

Important: Kubrick devait à la base produire un film sur Napoleon mais ce projet trop coûteux dut être remplacé. Il décida alors d’un film au budget peu élevé.

L’année 1970, de janvier à février, Kubrick choisit le jeune acteur Malcolm McDowell dans le rôle principal d’Alex après l’avoir remarqué dans If, palme d’or en 1969 à Cannes. Tous les autres acteurs sont inconnus. Après avoir été sélectionné par le réalisateur, Malcolm lit le livre et accepte aussitôt le rôle.

Dans ce film, Kubrick impose sa propre vision du roman, sous forme d’une fable sur la violence juvénile avec en arrière-plan une cité urbaine où laquelle les citoyens se cachent pour fuir cette concentration de jeunes.

Ce film fut alors un véritable évènement à sa sortie même s’il fut directement classé X dans certains pays.

https://ledroog.skyrock.com/

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *